dimanche 25 avril 2010

Maui a Hawaii day 3 et 4

Le surf

Le lendemain, Debout de bonne heure: on va surfer! Les hawaïens ont tout compris. Pour t'apprendre le surf, ils te louent des planches genre fer a repasser que pour tomber, faut le faire franchement exprès. On se trouve un cours rien que pour nous deux, et nous voila sur nos premières vagues. Rachel est impériale. On dirait Alerte a Malibu. Quant a moi, je me débrouille. On n'est pas ridicules. A la fin des deux heures, j'ai les épaules en compote. Rachel même pas mal. Vive le YMCA!



Le kayak venté
Ignorant mes meurtrissures, nous optons pour un set de kayak malgré le vent qui se lève. On veut voir les tortues. En fait de tortues, on n'a vu que des des vagues qui montaient en puissance avec le vent . Apres 30 minutes d'efforts contre les elements, nous avons avancé de 500 metres. On fait demi tour, penauds. Les tortues, ce sera pour une autre fois!






La plage
Pour la peine, on retourne a la plage, ce sera classical farniente.
Arrivés sur les lieux, on avise un petit sentier qui mene vers une crique qu'on espere plus calme.
En fait, le bout de plage est bondé. C'est la seule plage naturiste de Hawai.
Les tout nus qui s'ébattent foufounes aux vents sur ce morceau de sable caché des regards innnocents ont l'air heureux et sereins, pour des délinquants en pleine transgression de lois américaines!
Finalement, on ne montrera pas nos poils, et on file sur la plage classique (ca se dit "textile" en langue culs-nus). Snorkling et bronzette pour le reste de la journée.
En parlant de snorkling, j'ai pu suivre une tortue débonnaire qui remontait le long de la plage, ca fait des apnées impressionnantes ces bestiaux: plus de 300m sans reprendre d'air!



Kayak part 2
On ne va pas rester sur un echec. Au petit matin, nous voila pagayant de nouveau.
Une petite baie nous offre un spectacle asez inoubliable. Tout un groupe de tortues marines batifole tranquilement sous notre frele esquif. Ignorant totalement notre présence, elles viennent régulierement respirer a quelque metres du kayak. Du coup, Rachel qui ne supporte pas de porter un masque de plongée, oublie totalement sa phobie et passe une heure avec les bestioles.
On n'aura pas fait "Danse avec les loups", mais on n'aura pas raté "Nage avec les tortues"...



El Volcano
Le farniente, c'etait hier. Aujourd'hui, on bouge!
Direction le Volcano. Celui ci n'est pas en activité mais offre des possibilités de rando extraordinaires. Nous voila donc partis pour le top.
3000 metres de dénivelé, ca calme! Arrivés au sommet, on est un peu dizzy. Il faudra 3 quarts d'heure pour s'habituer a la brusque différence d'altitude.
Mais la rando est exceptionnelle. Des couleurs incroyables, au milieu de la planete mars. Les seul végétaux sont une espece endémique qui survit on ne sait trop comment dans ce milieu hyper sec.

Le cratere est immense et forme une vallée sillonée par des sentiers qu'on voit partir sur des kilometres. Ca donne envie de ballades plus ambitieuses, mais le temps nous manque, et nous nous contenterons du tour du premier cratere secondaire dont les couleurs irréelles se jouent des les nuages insolents qui voudraient les cacher.





Encore une fois, on se retrouve vraiment sur une autre planete.
Magnifique!












Petite séance photos au retour de la ballade.
La lumiere d'altitude est parfaite. Fin de journée, transparence de l'air.
Le tapis de nuages qui nous entoure nous donne le theme: apres nage avec les tortues, on se fait Vole avec les nuages...

vendredi 23 avril 2010

Maui a Hawaii: Day 1 et 2 suite du periple aux antipodes

Seconde ile hawaiienne du periple, Maui est beaucoup plus touristique que Big island. On n'y touve quasiment plus de babs ni de hippies, ils ont du etre exterminés dans les années 90 par ordre de Bush Junior et remplacés par les surfeurs branchés .. et friqués!
Cela dit le developpement de l'ile est resté sous controle et l'atmosphere n'est pas du tout étouffante genre Cancun (beurk!) ou Miami (ouh!). Les resorts sont cachées.
Et il faut dire que les gens sont cools, cools!
Difficile de ne pas l'etre avec ce genre de paysage 365 jours par an, non?


Au programme de notre premier jour, voile extreme et snorkling (masque/tuba) dans un cratere englouti :
Molokini
.


Catamaran un peu passé, départ sans vent, c'est sans doute raté pour la voile extrème...

En chemin une baleine vient nous saluer. La journée commence bien!








Le snorkling est vraiment fabuleux: une visibilité incroyable et surtout, un à pic vertigineux depuis l'arete du cratere.
Quant a la faune, elle est la. J'esperais une tortue ou un dauphin. Et finalement, j'ai eu... un vrai requin bleu (aussi bleu que la peur qu'il m a donnée!).
Bon d'accord, il devait faire 1 metre 20 et il etait peut etre meme pas bleu. Mais je vous jure que ca fout les jetons quand meme!


Le retour: moteur jusqu'a ce que le vent se leve ... un peu. puis un peu plus, puis vraiment beaucoup. 30-35 nds, 2 ris dans la GV, la mer qui se couvre de moutons, et sans doute plus de 20 noeuds au speedo (il etait cassé!). Si tu me crois pas, regarde la video!



Puis, nous finirons la journée sur une route oubliée à la rencontre d'indigènes qui ont perdu contact avec la civilisation depuis des années.
Un papi retraité nous vend un ananas tout frais en nous expliquant que 5000 personnes vivaient dans sa vallée dans son enfance. Aujourd'hui, il reste 30 familles, pas d eau, pas d electricite, juste du propane. Mais les vieux reviennent! Pas cons, les vieux!
La route est extraordinaire. Une voie, des virages comme on en voit rarement aux US, ici on est dans un comté pas compté!





Day2 La plongée du Toff
Rachel bosse. Je l'abandonne a ses études pour me faire un petit caprice: une plongée bouteille d'initiation.
Prudent, le Christophe prend le club recommandé par le guide. Pas donnée, l'initiation mais bon, si tu plonges pas ici, tu plonges ou?
Cours théorique, consignes de prudence, je suis avec deux russes venus suivre un séminaire sur les débris spatiaux. Tu le crois?
Ils ne parlent quasiment pas et comprennent ce qu'ils veulent!
C'est pas ca qui va déstabiliser notre instructeur, un papi qui a de la bouteille (ho ho).
A l'eau! et après les deux trois exercices de sécurité règlementaires, on peut voir ce qu'on va voir.
Eau trouble, sable. Jusqu'ici c'est normal, on est encore sur la plage.
Au loin, le corail se profile doucement. Un des russes a du mal avec la vodka de la veille et n'arrive pas a descendre. Le papi s'en occupe en le truffant de plomb, méthode américaine oblige!


Nous, on baguenaude en ne touchant a rien (consigne hyper importante et assenée une bonne douzaine de fois)
La visi s'éclaircit un brin et les petits poissons deviennent plus grands. Tac, ma première murène qui se ballade peinarde dans ses coraux. Le russe qui maintenant coule comme une pierre ne l'a pas vue. Mais son pote est vif! Il se précipite sur la bestiole pour voir comment ca fait. Le poisson n'apprécie pas et se met en posture agressive. Le papi intervient et le russe bat en retraite (pas commun pour un russe).




Maintenant, voila que j'entends des sirènes! Des sifflements lointains mais reconnaissables : le chant des baleines! N'en croyant pas mes oreilles, et me demandant s'il s'agit des relents de vodka du russe imbibé ou de l'ivresse de profondeurs, je demande confirmation au papi qui opine et me gratifie d'un "whales music" sur sa petite ardoise waterproof. La totale!


Les coraux sont top, on est a 15 mètres, même pas mal! Et là, la rencontre sympa. Une espèce de soucoupe volante surgit droit sur moi. C'est une tortue débonnaire qui croise notre route. Je lui tends les bras et elle passe en me regardant comme ferait E.T!
Incroyable, après le phoque, c'est les tortues qui me font du gringue. J'adore ce pays!




Sur ce, le russe vif arrive en embuscade et ne peut résister à l'envie de toucher la bestiole. Il lui attrape la nageoire, et là, on a vu que le papi était vif aussi! Je ne sais pas comment il a regardé son élève, mais en tous cas, ce fut efficace. Le russe vif s'est fait beaucoup plus calme jusqu'à la fin!

Deux tortues sont venues par la suite. Franchement magique!
Tellement content que j'ai oublié d'avoir peur!
Parait que y'avait même des mantas. Ce sera surement pour la prochaine fois...


Le Pique-nique du Toff

Apres son apres midi de travail harassant, je me suis dit que ma douce avait droit a un break sympa. Motivé et vaillant, je me lance dans la preparation du pique-nique-de-la-mort-ki-tue. Apéro, guacamole maison, sandwiches, pinard, verres, nappes, chaises de plage, car c'est a la grande plage du sud que je veux poser notre natte. Déserte et magnifique, le coucher de soleil y est idyllique, bref, ce sera magnifique!



Je m'active donc dans la cuisine de notre nid d'amour. Et nous voila fin prets. Seul probleme, il se fait un peu tard. Pas le sens du timing, le Toff!
On positive, enfournons glaciere, morey boogie, et tout le toutim dans la caisse, et roule ma poule.
Evidemment, on arrive a la nuit!
En plus, le parc ferme ses portes a 7h30.


On se la joue cow-boy: on s'installe quand meme, des fois qu'ils oublieraient de fermer les barrieres.
Le coucher de soleil est entamé, certes, mais notre détermination reste intacte!
Les bieres et les chips sont sortis, la natte installée, les chaise dépliées.
On commence a se sentir pas mal!

7h40, un bruit de moteur. C'est un ranger avec son fils qui vient fermer le parc pour la nuit.
Damned! Pas de négo possible. Il nous faut vider les lieux.
Bon, pas grave, puisque c'est ainsi, on va aller a la plage voisine pour poursuivre le repas.

Et la, mile apres mile, on comprend que tous les acces a la plage sont fermes la nuit!

Vers 9 heures, apres avoir ete virés deux fois, on revient vers notre nid...
pour finalement s'installer sur la plage devant chez nous qui n'est pas fermée!

Bon finalement, je lui ai fait son pique-nique, et on a passé un moment superbe!
Faudra quand meme que je travaille le timing...







dimanche 18 avril 2010

Big Island a Hawaii: 1ers contacts

Brut de decoffrage, de purs moments de fun a partager, juste pour vous rendre jaloux...
A l'heure actuelle, on espere juste que le volcan islandais va nous vaporiser des cendres jusque sur le Pacifique.
Bloqués a Hawaii, ca ferait chic, non?

La rencontre avec le phoque: Sud de la grande ile, premier jour



Dans les couloirs du metro de Volcano Park Vous avez aimé Youtube, ne ratez pas LavaTube!



Ballade dans le champ de lave ou l'ivresse des profondeurs!





On a marché sur la lave
ou la rencontre avec les photographes fous qui font fondre leurs baskets en cherchant le shoot magique dans le champ de lave (eux, ils ne suivent pas les petites marques blanches)




















Ma cabane sur Big Island
ou le gite qu'on croyait super bab fromage de chevre se change en nid d'amour pour retraite romantique tenu par une anglaise aussi irreprochablement soigneuse que pres de ses sous.







Le jardin tropical de Hilo
ou la plus impressionnante collec de plantes bizarres qu'on ait vu!











Le canyon de Waipio et sa plage sacrée.
ou l'on se dit que certains coins sur terre donnent une idée assez ressemblante du paradis




vendredi 22 janvier 2010

Why is behaviour change difficult for climate change

Dans le cadre de mon cours, texte que je viens d'écrire sur la difficulté à changer de comportement dans le cadre du changement climatique. Désolé, c'est en anglais!!!

In developed countries
Behaviour change to address climate change is difficult because our societies are driven by the western economic model (based on consuming and growth) and are rooted in the dogma that growth and sustainable development are not compatible from an economic point of view..
For developed countries, collective thinking has been that a low carbon economy is a step back for our societies and could moves us back to the “Middle Age” (in a way) with a decrease in well-being and freedom.
From an economic point of view, costs of mitigation are seen as unaffordable for businesses in short term planning.
So there is a collective fear to move forward a low carbon economy, amplified by confusion and the fact that we are not directly affected today (no “here and now threat”).
These parameters explain why change is so difficult in developed countries.


But we have to recognize that some countries, especially in Europe but in some American States too, have already moved forward to address climate change with ambitious climate action plans. How has it been possible to change?
First of all, in Europe, there is no doubt about the reality of climate change beyond politicians, (from the right to the left side), media, middle class and businesses. Climate change is a fact, nobody argues about it, even though there is not a perception of an immediate risk. This is a big difference with what we can see here in the U.S..
Secondly, European countries have established sticks and carrots policies for mitigation that impacted strongly to change collective behaviour.
Carrots are under the form of tax credits or incentives for solar, wind, building insulation... assorted with the development of efficient public transportation (anywhere you are in Paris, you can find a metro station not further than 10 minutes walk at a good cost). And these positive incentives are not volatile: this is another difference with the U.S. as Catherine Barrett mentioned where volatility of incentives is a brake to mitigation initiatives.
Sticks are taxes on “big” cars, taxes to drive downtown in some cities (Stockholm, but in the same time you have highly efficient public tranportation including free bikes), a set of future taxes for businesses emitting CO2, carbon tax and of course the skyrocketing cost of oil (on which there are huge state taxes)…
As economy is a key driver in change, tools must address economy for a collective change.
Today, thanks to these sticks and carrots policies, Germany and Sweden and other European countries have collectively changed and made significant achievements on renewable energy and energy efficiency without loosing their competitiveness.
Same in some American States like California and Washington States but I do not know the details.
But there are a lot of steps ahead! And I don’ t talk about changing our behaviour with food (especially meat)!
Another point: education is key for the future of change: some countries already plan to teach sustainable development from elementary to university.
From an individual point of view, change is difficult because of many factors (cultural, values, economic…) that where extensively described by all of you. And only very few people can change by “ideology” alone even if they are well informed and convinced.
So I will give a few real life examples.
Carpooling is constraining: even if you are convinced in using less your car, it is uneasy to carpool because you loose some freedom by depending on others.
Public transportation: even if you want to use public transportation, it has to be convenient, time and cost-effective. For example here in DC this is a mess and very expensive if you do not live or work near the metro .
If you want to put solar panels on your roof, you generally want a return on your investment: it was not the case 5 years ago for photovoltaic panels even with European incentives. It is just beginning to be the case with Chinese panels because of the growing demand.
For individual change, there is also some assets and a question of household resources as some of you said.
To conclude, I would say that both economic incentives and education are efficient for behaviour change. Are they sufficient?
In developing countries
A majority of people in developing countries have the dream of the American way of life.
They aspire to live our “western citizens” with cars, big houses and all the facilities associated.
At the same time, they are already affected by climate change in addition to other developmental issues (demography, poverty, governance issues, access to water and energy…).
So change for them means:
Renouncing to the American way of life for their own people, which is hard, and explains part of the position of countries like Chinese and India in international negociations.
Coping and adapting with current and future climate change : they do not have the choice, it is a question of survival: change is here and now at the local level among people (we all have in mind examples we talked about in our first class), this is the real life example that “here and now” emergency makes people change individually and collectively.
Reinventing a new developmental model that does not exist today.
But what at their government level?
This week , I attended the SDN (Sustainable Development Network) at the World Bank in DC. The WBG has strongly been mandated by donor states to address climate change and sustainable development for future projects.


I could hear that in some developing countries, change is already at work at very high level of governments.
The World Bank local representative of East Asia said: “they know they can not go into the development path of developed countries even if it is a model. They are thinking about other ways of life without compromising developmental growth. These governments take immediate action to transform energy sector towards sustainability…”
A question: is it easier to renounce to something you have dreamt about but never experienced than to renounce to the unsustainable way of life we experience in the developed countries?
The ministry of Environment of Laos described how this country is implementing sustainability into development process, including climate change issues: keys are the creation of new agencies (Water Resources Services…), new laws, involvement of stakeholders, cooperation with regional countries (to share Mekong water resource for example…). A first draft of a National Plan for Climate Change was released last year addressing water, land, forest, energy efficiency of building and including poverty reduction program!. According to my understanding, all these changes operated in the last 2 or 3 years!
According to these examples, pressed by the emergency of climate change some Asian countries:
- know they have to change here and now,
- have the will to change and
- have already moved forward.
The economic drivers of change for these countries will be financial support and technology transfer form developed countries.

jeudi 31 décembre 2009

Mexique: Envers du decor (a lire en dernier)

Bon, on vous a tout dit sur ce voyage idyllique. Le ruines, les plages, la gentillesse des gens, le soleil, le sable chaud, le tropique...
Et on a laissé dans l'ombre quelques aventures nettement moins sexy.
Pour une fois, donnons leur l'eclairage qu'elles meritent.
C'est pas du tout pour se faire plaindre,
mais plutot pour ne pas vous rendre trop jaloux!!


J0: la neige
Deneigeage a 4 plombes du mat, la routine du bucheron d'Alaska, pas vraiment celle du yankee d'adoption. Apres avoir manqué d'ecraser Rachel qui ouvrait le chemin, nous nous perdons dans un dédale de rues plus ou moins deneigées, plus ou moins indiquées.
Heureusement, on avait de la marge, et l'avion du retard.














J0: le passeport
Apres 2 heures de queue, on arrive au bon comptoir pour réaliser que le passeport de Rachel n'est pas le bon. Il n'a pas de visa, ni de formulaire de sortie. Le type arrangeant nous file un formulaire en nous précisant: "je ne vous ai rien donné". Ca sent un peu l'embrouille.
On passe la douane en serrant les fesses et ... en n'étant pas sur de pouvoir rentrer au retour!!







J0: premier trip tripes
Arrivée avec relativement peu de retard. Premier resto, premier mal de ventre de Marie.
Ca calme un peu nos ardeurs festives.
Un petit vomi plus tard, tout semble rentrer dans l'ordre.






J2: second tripe
Route de retour peinards apres les ruines et un plat de spaghettis aux crevettes qui va s'avérer fatal. Marie a soudainement mal au bide, tres mal, et finit en crise bleue comme au temps de son enfance. Sarah a tres peur. On file a l'hosto.
Imaginez le tableau pour les gens de la salle d'attente. Une voiture qui arrive en plein sens interdit, se gare en reculant sur la place reservée aux ambulances. Les quatre portieres s'ouvrent sur des gringos qui vomissent.
Dans la salle d'attente, Sarah finit de se vider dans la poubelle.
Du coup, tous les autres patients nous laissent spontanément leur place dans la file d'attente!!
Toubibs, piquouze, on repart vers notre hotel un peu requinqués mais pas vraiment vaillants!
Le mal de bide de Marie durera 6 jours, celui de Sarah est en train de passer au moment ou j'écris ces lignes 10 jours plus tard.




Noel: la resort calmissime
Premiere plage. Les cocotiers sont bien la, pélicans, couchers de soleils époustouflants, mais personne. Les filles qui comptaient sans doute chasser le beau mexicain en sont pour leur frais. Tout est désert. Nous sommes les seuls clients du resto de reveillon. Bar fermé, la piscine est un vrai miroir, troublé occasionnellement par les ablutions d'oiseaux hitckockiens.
Manifestement, la chasse aux mexicains est fermée dans ce coin ci!











Chichen-Itza: marchands du temple et nouveau tripe
Le site est sans nul doute exceptionnel. Mais il est quasiment caché (gaché) par les innombrables étals de marchands de sacs, de statuettes, de pyramides en plastique qui cherchent a gagner quelque sous en attirant le chaland. Tu regardes la pyramide et ton regard est invariablement distrait par les pacotilles a deux balles.
Cerise sur le gateau, Sarah se fait mal de bide et hypoglycemie. Elle se retrouve dans un fast food bondé ou elle attend des heures une eau minerale qu'elle n'aura pas car on avait oublié de lui laisser de l'argent!
C'est cool, des parents qui assurent (surtout le pere, c'est lui qui avait les sous).







Cozumel, ile yankee
Pour le farniente et la plage part 2, on avait déliberement laissé de coté la cote Cancun. Trop de gringos. On lui préférait donc une ile preservée qu'on pensait hors de portee des pleins-de-dollars.
Erreur! En fait ils y viennent en paquebots!
Au matin, les monstrueux navires régurgitent des hordes de touristes qui disposent de la journée pour dans l'ordre: faire le tour de l'ile en buggy, faire un peu de plongée, et acheter des tee-shirt ou des bijoux en buvant de la tequilla. Le soleil couché, la sirene des paquebots sonne la fin de la razzia et la ville retrouve un calme etrange.
Pas vraiment ce qu'on avait prévu!!




Plongée peu recommandable
Notre routard en poche, on a voulu se faire un baptême de plongée bouteille.
Une boite tenue par un français nous a proposé un créneau 40 minutes avant le coucher du soleil entre l'appontement du ferry et celui des paquebots!
Dociles , mais méfiants, on inspecte les lieux avant et on renonce finalement pour cause d'arnaque éhontée. On decouvrira les bouteilles une autre fois.
Moyen, le routard sur ce coup la!




Chasse a l'hotel
Le séjour s'acheve et nous préparons notre dernier jour. timing, horaires des ferrys, aéroport...
Aie, le ferry du matin est annulé. Il nous faut quitter l'ile la veille au soir.
Avec une heure de retard, nous debarquons sur le continent vers 23 heures, pensant trouver un hotel easy-les-doigts-dans-le-nez.
Trois heures de vaines tentatives plus tard, nous commencons a envisager de dormir dans la voiture.
On a essayé les hotels: tous complets, les resort: 250 USD par personne!, les pensions: trop tard. Les filles trouvent le temps long. Nous aussi. jusqu'a ce que nous soyions finalement sauvés par un gardien de nuit aussi borracho qu'insomniaque qui nous octroie un superbe petit loft sur la plage de Puerto Morellos. Pour un peu, on l'embrassait!
Au fait, si jamais vous allez dans ce coin la, Puerto Morellos, on conseille.


Douane: le retour
L'avion atterit avec 40 minutes d'avance.
Genial, on va peut etre pouvoir retrouver les copains avant qu'ils n'aient fini le repas. Premier douanier. En serrant les fesses a nouveau, j'explique le topo. On a un visa, mais pas dans ce passeport. On lui assure qu'on est en regle meme si on ne peut le lui prouver.
Tout ca evidemment quelque jours apres l'attentat déjoué sur un avion Amsterdam Detroit!
Le type ne sourcille pas et nous souhaite la bienvenue aux US en tamponnant nos passeports.
Enfin presque tous nos passeports car celui de Rachel reste étrangement vierge.
Le coeur léger, nous retrouvons nos bagages. On est encore dans les temps pour le réveillon. Incroyable!
10 metres avant la sortie, la derniere formalite douaniere: declaration des biens importes...
Et la,ca se passe differement. "Please proceed to gate B". Ah bon?
Nouveau douanier. Nouvelle seance d'explications. Attente. On est dans une salle avec des immigrants a probleme.
Et on attend.
Pas d'informations. On finira par comprendre qu'ils attendent l'accord du big boss qu'ils viennent d'appeler sur le portable. Et celui ci ne rappelle pas
Et on attend.
On est maintenant seuls dans la salle d'attente. Tous les autres problemes ont ete resolus
Et on attend.
La bouillabaisse et le roti sont froids depuis longtemps. Peut etre qu'on pourra se faire rechauffer des lasagnes. Quant au champagne a minuit, on est en train de l'oublier.
Pourtant, on ne saura jamais pourquoi, le douanier nous appelle, tamponne avec vigueur le passeport de Rachel, lui tend les papiers et nous souhaite la bienvenue aux US avec un large sourire. "Happy new year".
Encore un qu'on embrasserait bien!

Reveillon: Tripe champagne
Incroyable!!
La voiture a demarré. Tous les Jouan vont bien et on arrive chez nos potes un peu avant minuit!!
Musique, bonne bouffe, et bon pinard Ouf!


Minuit, Rachel un rien palotte trempe ses levres dans sa coupette.
Et patatras, pas bien du tout, mal de bide, va se coucher. On quitte la fete vers deux heures un peu embarrassés.
Gros dodo. Ca va mieux au matin.
Et puis, un Premier de l'an sans mal a la tete, ca c'est une vraie premiere!











Voila, vous savez tout de l'envers du décor.
Cela dit, les filles on trouvé ce voyage fabuleux (sic!).
Et on est pret a repartir comme ca.
Comme quoi le decor a l'envers n'est jamais ce qu'on retient vraiment!!


Bisous a tous et excellente annee 2010